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Le Périlgourdin

Blog pour une information locale rieuse et partagée loin des tristes monopoles

CARTE BLANCHE. Cazeau à Samarcande et droit du travail

Publié par leperilgourdin

Le Périlgourdin laisse cette page d’expression libre, à divers individus, associations, lanceurs d’alerte et collaborateurs extérieurs à son équipe voulant d’exprimer, avec humour de préférence, sur l’actualité périgourdine

 

On écrit au Périlgourdin

Culture
les routes de la soie du Conseil Départemental.

 

Anne-Marie Hauquin, une de nos lectrices de Trrasson nous fait parvenir la réflexion suivante.

 « Suite des colonies à nos frais de nos pauvres conseillers Périgourdins,
 
 Après Chicago,  Samarkand,
 
C'est bien dommage que nos conseillers ne nous fassent pas participer !
Même pas un mot dans notre belle revue "vivre en Périgord"
Qui paie ? le CG, le Sénat, l'Ambassade ............nous périgourdins, bien sûr.
(La présence de Mme la conseillère parlementaire de ...B. Cazeau)
 
http://www.culture-timouride.com/conservation-du-pavement-de-l-ak-saray/inauguration-du-site/
 
http://www.culture-timouride.com/shacultim-pr%C3%A9sentation/
 
http://www.culture-timouride.com/conservation-du-pavement-de-l-ak-saray/
 
 
http://www.france-amerique.com/articles/images/2013/04/16654-18156.main_p.jpg


Des allusions qui méritent quelques explications: une belle expo est en ce moment aux archives départementales racontant en photos des grands sites de la route de la soie, opération dont les collectivités sont partenaire, comme en témoigne la participation du sénateur Bernard Cazeau et de son attachée parlementaire Mme Gomard.  Au milieu des portraits  des habitants de l’Europe orientale, on trouve celui du sénateur Bernard Cazeau, qui fait très exotique, dans ce cadre. C’est une opération publique, donc menée en effet avec de l’argent public. Et des choix signés par nos élus. Après, les avis poeuvent toujours diverger sur l’intérêt d’une opération...
 

 

 

 

Code du travail: une réforma alternative
 défendue en Périgord

L’ami Guitou, musicien et éleveur à  Coulaures nous fait parvenir ce texte sur la réforme du droit du travail Réforme du code du travail: l'«autre projet» de 18 juristes A méditer pour les manifs de mercredi à Périgueux


Réforme du code du travail: l'«autre projet» de 18 juristes
 Par Amandine Cailhol

 2 mars 2016 à 18:38 Fred Tanneau.AFP.  Des universitaires spécialisés en droit social ont décidé de «simplifier et réorganiser» le droit du travail. Mais pas vraiment dans le sens proposé par le gouvernement… Le point sur les premières propositions de ce groupe d'experts.

  La réforme du code du travail proposée par Myriam El Khomri, la ministre du Travail, n’est pas la seule alternative. Tel est le message, lancé mercredi matin, par 18 universitaires spécialisés en droit du travail.

Réunis au sein du «groupe de recherche pour un autre code du travail», ou GR-PACT, ils planchent, depuis fin 2015, sur «la rédaction d’un projet complet de code du travail». «Après l’automne 2015, riche en rapports divers [celui de Jean-Denis Combrexelle, ou encore des juristes Badinter et Lyon-Caen, ndlr], on s’est dit que quelque chose de menaçant s’amorçait, ce qui s’est révélé effectif avec le projet de loi», raconte Emmanuel Dockès, professeur de droit à l’Université Paris-Ouest-Nanterre-la-Défense et membre du GR-PACT.

Reconnaître le temps libre

D’où ce projet collectif de «réfection du code du travail» commencé dès décembre. Soit quelques semaines avant que la copie du gouvernement ne soit rendue publique. Un texte lourdement critiqué par ces juristes, qui pointent des passages jugés «vraiment honteux» voire «catastrophiques».
Loin de simplifier le code du travail comme annoncé par l’exécutif, le projet de loi, par ailleurs, enregistre selon eux une «hausse très significative de la quantité de texte». Soit une inflation de 27 %.
«C’est une complexification de plus», note Dockès.

Mais pas question de rester dans l’immobilisme : «Le code du travail mérite d’être réformé», affirment les universitaires qui ont, pour l’heure, consacré leur effort à réécrire un premier chapitre portant sur le temps de travail. Et leurs propositions sont bien éloignées de celles de la ministre du Travail. Parmi les mesures phare : la reconnaissance du temps libre des salariés qu'«il faut écarter du pouvoir de direction», explique Christophe Vigneau, maître de conférences à l’Université Paris-I. Comment ? En garantissant davantage la prévisibilité des horaires de travail, en donnant la possibilité aux salariés de s’opposer à des changements d’horaires ou encore en prévoyant des contreparties à l’adaptation du temps de travail.

Partager le temps de travail

Avançant à contre-courant du projet de loi, les juristes proposent, sur ce point, de conditionner l’annualisation du temps de travail à un passage aux 32 h en moyenne. De quoi éviter la «dilution du calcul des heures supplémentaires». D’autant que dans leurs propositions, les juristes font le choix de garder les taux de majoration des heures supplémentaires à 25 % (pour les six premières heures, contre huit aujourd’hui) et 50 % (pour les suivantes). Là où le projet de loi El Khomri veut ouvrir la possibilité, par accord d’entreprise, de descendre à 10 % pour la totalité des heures sup.

L’enjeu : «Rendre plus cher le fait de faire travailler beaucoup», résume Dockès. Le tout pour inciter les employeurs à partager le temps de travail, et donc à embaucher de nouveaux salariés. Car «si les heures supplémentaires ne sont pas plus chères, les entreprises n’embaucheront pas», poursuit-il. Dans la même veine, leur code du travail prévoit une rémunération minimale des astreintes et conditionne l’augmentation du nombre d’heures maximal quotidien ou hebdomadaire à une réduction du nombre de jours travaillés sur le mois.
«Nous n’avons pas le monopole, tout ça est très ouvert au débat»

L’équipe universitaire propose aussi de renforcer le contrôle de la charge de travail par le Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), notamment pour les salariés au forfait jours. «Si le CHSCT constate une surcharge de travail, il alerte l’employeur, explique Carole Giraudet, enseignant-chercheur à l’université Lyon-II. Et si ce dernier ne prend pas les mesures nécessaires, le CHSCT peut alors suspendre les dispositions conventionnelles relatives aux clauses de forfait.» De quoi conserver l’autonomie des salariés, tout en évitant les journées à rallonge.

Prochaine étape pour le GR-PACT : finaliser ce premier chapitre, en complétant la partie sur les congés et le travail partiel, avant de plancher sur un autre morceau : le contrat de travail. Jusqu’à la publication d’un code du travail au complet en septembre. «C’est un projet, mais nous n’avons pas le monopole. Tout ça reste très ouvert au débat», souligne Dockès. Organisations syndicales, praticiens du droit et avocats seront donc consultés tout au long du processus. Tout comme la société civile, qui pourra s’associer à la réflexion au travers d’un site internet collaboratif à venir. De quoi transformer la colère qui gronde depuis plusieurs jours sur le Web contre le projet de loi, en force de propositions.

 

 

Théâtre: qui subventionne qui en Dordogne?

<lebruitquicourt6@orange.fr> a envoyé au Périlgourdin, aux médias et à divers acteurs culturels un billet d’humeur courageusement anonyme mais néanmoins intéressant s’interrogeant sur les critères d’attribution, souvent opaques pour le grand public, sur lesquels sont accordées les subventions aux troupes de théâtre en Dordogne.


Le voici:


BILLET D'HUMEUR

Devinette

 

Quelle compagnie de spectacle, basée en Dordogne, est programmée pour la saison 2015-2016 dans l'une des principales scènes du département (représentations tout public et scolaire) ?

Quelle compagnie de spectacle, basée en Dordogne, est programmée pour la saison 2015-2016 dans une autre scène importante du département, et y bénéficie d'une résidence de création ?

Quelle compagnie de spectacle, basée en Dordogne, est programmée pour la saison 2015-2016 dans le cadre d'un cycle de spectacles divers conçu et soutenu par l'institution culturelle départementale (représentations tout public et scolaire) ?

Quelle compagnie de spectacle, basée en Dordogne, est programmée pour la saison 2015-2016 (huit représentations) dans le théâtre de l'une des principales structures régionales culturelles de la préfecture de région?

Quelle compagnie de spectacle, basée en Dordogne, bénéficie d'une résidence, bureaux et locaux de travail, dans un ancien lieu de création accueillant du public (fermé depuis quelques années), situé dans la préfecture?

Quelle compagnie de spectacle, basée en Dordogne, est dirigée par une personne très proche de celle, directrice de l'institution culturelle départementale depuis plusieurs années ?

Nous trouvons là des indices qui s'avèrent hélas être des faits. Voilà un ensemble d'ingrédients propres à favoriser notre réflexion acide, déjà aigrie par des années de dégradations des rapports que tentent d'entretenir les institutions culturelles en général avec les artistes et les compagnies créatrices de spectacle vivant du département.

Quand après avoir bossé votre dossier vous le déposez, plein d'espoir (mais pas tant que ça car vous êtes déjà passés plus d'une fois à la douche froide) sur le bureau d'un ou d'une chargé(e) institutionnel(le) culturel(le) départemental(e) et que celui-ci ou celle-ci, après avoir jeté le classique très petit coup d'oeil rapide au dit dossier – de l'air du spécialiste ayant déjà oeuvré pendant toute une carrière (alors qu'il ou elle a débuté il y a à peine qqs printemps) - vous dit, l'air jovial mais sûr « Ah ça non je ne le prends pas, ça n'intéressera personne », et que vous repensez amèrement à votre devinette, vous vous dites que décidément il ne peut pas y avoir de place pour toutes les propositions artistiques dans ce département si une compagnie rafle à elle seule, sur une saison, un maximum de dates et bénéficie préférentiellement des dispositifs d'aide.

Et vous questionnez : de quel droit cette avalanche de programmation et d'aide attribuée à une même compagnie aux dépens d'autres dont les talents sont connus pour être de même valeur ?

Alors dans les recherches de réponses possibles vous saute évidemment aux yeux, aux nez et aux oreilles que c'est sûrement la très grande proximité des deux personnes, l'une responsable de la compagnie, l'autre de l'institution départementale, qui a dû amplement faciliter l'ouverture de cette corne d'abondance.

De quoi alimenter profusément votre aigreur, vos doutes et vos défiances envers les responsables des institutions culturelles de tout poil, et vous vous mettez à énumérer les couples célèbres dans ce milieu, binômes réunissant d'un côté un ou une responsable de compagnie artistique et de l'autre un ou une adjoint(e) à la culture, responsable des programmations artistiques, élu(e) chargé(e) de la culture, etc... et vous vous apercevez que la chose est répandue sur tout le territoire... couchage et copinage, collusion d'intérêts ? Vous n'osez y croire.

Alors vous vous demandez comment en est-on arrivé là et si les élus politiques n'auraient pas une responsabilité dans ce système que vous hésitez décidément à nommer démocratique.

Il y a de tout là-dedans, tout sauf de la démocratie.

Le bruit qui court.

 


Ce libelle ayant été envoyé à la presse locale, on attend les suites, comme l’absence de suites, avec intérêt.
Le Périlgourdin, lui, a tenté d’en savoir plus. Car s’il n’est guère dans la tradition d’ un media européen respectable -même si aux USA ça se fait beaucoup- de faire savoir savoir qui couche avec qui. Sauf évidemment si cette vie privée a des conséquences sur la politique publique.

Le courrier de « Le bruit qui court restant allusif », nous avons croisé les données citées qui sont « institution culturelle départementale », « lieu de création fermé depuis quelques années à Périgueux », et « troupes de théâtre ».

C’est magique, big brother Google sait tout. La confirmation de la situation indiquée par notre lanceur d’alerte est sur les sites suivants:


-www.culturedordogne.fr/ : Agence culturelle départementale Dordogne Léquipe dirigeante.
https://perigueuxrenaissance2014.wordpress.com/les-billets-dhumeur/: L’humeur de Jean-Paul Daudou, ancien maire de Périgueux: la fermeture de l’école supérieure de musique Britten

-www.ouiedire.com/actualite/ Page d’accueil. Liste des artistes de la compagnie installée rue de Varsovie.

-https://www.dordogne.fr/...subventionnees/ Tableau des associations subventionnées du Département

Il suffit de recouper pour avoir la réponse à la devinette.

 

L’alerte étant anonyme, nous avons pris contact auprès de connaisseurs des milieux culturels et politiques de de Dordogne pour savoir ce qu’il y avait de sérieux là dedans. Réponse unanime, c’est sérieux et grave selon eux:

1) Parce que tous les faits cités dans la devinette avec point d’interrogation, selon les cultureux que nous avons contactés, sont avérés.

2) Parce que, déplorent certains de nos interlocuteurs, cette accumulation d’aides publique, par le biais de nos impôts, à une même troupe est importante, indubitable se voit comme le nez au milieu de la figure et montre que la pratique en question se fait sans aucun complexe.

3) Parce que la dénonciation de ces faits nous arrive par voie anonyme, alors que tout le milieu théâtral est au courant, mais se tait. Lors des récentes assises départementales, il n’y a pas eu l’ombre d’une question sur le sujet. Ce, parce que les personnes intéressées auraient peur, de leur propre aveu, de se voir en réponse couper les vivres si elles brisaient l’omerta: « la parole théâtrale n’est pas libre en Dordogne » résume un de nos interlocuteurs.

Reste la question du pourquoi alerter la presse aujourd’hui sur des faits qui ont quelques années d’ancienneté? Et qui dénoncent un mélange des genres fâcheux et courant, pas seulement dans la culture, et pas seulement en Dordogne.

L’anonymat même de ce billet d’humeur peut laisser libre court à tous les fantasmes. A la veille d’élections régionales, une telle alerte pourrait très bien émaner de l’extrême droite en vue de déstabiliser le Département. Parmi les plus modérés de nos interlocuteurs, il est des partisans, plutôt que de l’alerte aux médias, du travail auprès des élus pour convaincre.

L’un d’entre eux, incorrigible optimiste, pense qu’il faudrait laisser un peu de temps, en espérant qu’il: réussisse, au président Germinal Peiro de détricoter quelques pratiques mises en place par le système Cazeau. Qui a voté verra...

Le Périlgourdin

 

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